Aujourd’hui la Smart City bruxellois ce développe et le moteur de cette machinerie sont nos données numériques. Étant le nerf de la guerre économique, nos données sont aujourd’hui collectées par les caméras, les drones, les capteurs et quelques bornes comme celles des transports publics. Mais demain, ce sera sans doute le banc sur lequel vous vous asseyez, la poubelle dans laquelle vous jetez votre mouchoir, ou encore l’arrêt de bus où vous attendez. Les données qui seront ainsi collectées en temps réel pourront permettre à ces équipements d’agir de façon liberticide en nous influençant, nous punissant et nous contrôlant. Il est donc nécessaire de conscientiser les individus sur le concept de Smart City. Comment ? Je présente, par le design fiction, une histoire qui sensibilise un public à mieux appréhender l’avenir de nos villes, pour faire émerger chez eux des réactions, des interrogations et une prise de conscience. C’est donc à travers un court métrage que mon projet « Bruxelles Stupid City » montre un scénario où nos libertés individuelles sont en danger. En effet, mon projet prend la forme d’un film où le personnage principale vient à tester de nouveaux équipements mis en place par la smart city bruxelloise : le « City Pass », le « City Brain », et le « City Fair ». Ces équipements, qui communiquent en réseaux, vont permettrent, ou non, au personnage d’avoir un accès personnalisé aux différents services de l’espace public en fonction des données que ces appareils auront collecté sur lui. Ainsi, pendant le film, le personnage va pouvoir converser avec une smart poubelle qui nous punis pour avoir produit des déchets ou encore un distributeur de collations qui nous menace d’augmenter nos frais d’assurance si l’on n’améliore pas nos statistiques de santé. Pour permettre l’action après la conscientisation, des sources sont accessibles à la fin du film pour inviter le spectateur à se protéger et à éviter que cette fiction devienne réalité.